Mon travail me permet d’habiter.
D’habiter les montagnes où je vis. Parce qu’il me fait cotoyer les brebis, les éleveureuses et leurs ami.x.e.s. D’habiter les maisons. Parce qu’il habille les murs, les tables, les sols et les plafonds. D’habiter mon corps. Parce qu’il exige douceur et force, rythme et sport.
Tout mon processus créatif est tramé d’histoires d’amitiés. Je récolte la laine tondue par des amies, je trie avec d’autres, et je crée avec d’autres encore. Pour donner naissance aux objets j’ai besoin de rire, de parler, de danser et de chanter. Ce n’est pas un travail solitaire. C’est un travail de meute, d’écosysteme. C’est un travail dans lequel vivent plein de belles personnes et plein de chouettes histoires ! Et je crois bien que c’est ça qui le rend vivant.